Après une demi heure de marche j'ai enfin trouvé une issue pour réintégrer mon quartier. La douceur printanière a agrémenté mon voyage le long des barricades de CRS qui encerclent la ville.
Strasbourg ce soir est pleine de perdus qui viennent d'ailleurs, de perdus en mal de détour pour rentrer chez eux, de perdus saoûls qui ne savent plus où errer.
Les quartiers hors zones pochtronnent joyeusement, de rires gras en cris avinés.
Les rues n'ont plus de poubelle ni de boîte aux lettres.
Un chat passe, je rentre enfin chez moi.
